Wauthier DE STRATEN

Wauthier DE STRATEN

Masculin vers 1100 -


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  • Nom Wauthier DE STRATEN 
    Naissance vers 1100  ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu 
    Genre Masculin 
    Description physique du Blason Trois épées d'argent à la poignée d'or mises en bande sur champ de gueules 
    Image
    Straeten (van der) version 3 (4).jpg
    Origine de la donnée Meresse-Philippe 
    Origine de la source La Belgique héraldique - recueil historique - chronologique - généalogique Volume 10 et page n°263 
    Rubrique libre Neveu de Thanemar 
    ID personne I83482  Généalogie Méresse et Facon
    Dernière modif. 13 nov 2025 

    Père Bérenould DE STRATEN,   n. vers 1090, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieud. avant 1127, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu (Âgé de ~ 36 ans) 
    ID Famille F6548  Feuille familiale  |  Tableau familial

    Famille Edwine DE WOLDMAN 
    Enfants 
    +1. Richard Ier DE STRATEN,   n. vers 1140, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu
    ID Famille F6557  Feuille familiale  |  Tableau familial
    Dernière modif. 13 nov 2025 

  • Notes 
    • #Générale#III. Walter, Wauthier ou Gauthier de Straten, ?ls aîné de Berenould Straten, était généralement connu sous la dénomination de neveu de Thancmar, parce qu'il avait été adopté par son oncle et que, depuis la mort de son père, il vivait avec ses frères auprès de Thancmar, au château de Straten. Élevé dans le métier des armes, il était redoute des ennemis du comte de Flandre, Charles le Bon. Il épousa Edwine, fille de Richard de Woldman, frère de Thierri, châtelain de Dixmude.
      Wauthier et ses deux frères, Richard et N... de Straten, partageront avec leur oncle, Thancmar de Straten, tous les périls de la guerre civile qui couvrit la Flandre de deuil a l'occasion de la mort du comte Charles le Bon.
      La famille des Straten était des environs de Bruges; son illustration
      lui valut une grande faveur auprès du comte Charles. Elle prit son nom de la seigneurie de Straten, voisine de cette ville et tout près de l`abbaye de Saint-André, qui avait été fondée sur son territoire. Une haine invétérée existait entre les Straten et une autre famille, également puissante en Flandre, que nous appelons Erenhold, du nom de son chef.
      Après avoir marqué le rang qu`occupait la famille des sires de Straten, voyons quelle était la place de leurs rivaux :
      ll existait encore en 1119, d`après le témoignage de Gauthier archidiacre de Thérouanne, quelques colonies de Flamings qui, retirés près du rivage de la mer, avaient conservé leurs mœurs indomptables et belliqueuses. Ces populations n'avaient pas suivi l'exemple des autres colonies saxonnes de Bruges et des autres villes ?amandes, qui s'étaient associées au mouvement de civilisation signalé par les prédications de saint Arnoul et les expéditions des croisades.
      Comme toutes les peuplades du Nord, elles avaient horreur de la servitude et aimaient la liberté plus que la vie.
      Les hommes portaient sans cesse leurs armes nationales saxonnes, la massue et le scharmsax. Ces mêmes populations occupaient les alentours de Furnes, où Clémence de Bourgogne, veuve de Robert II de Jérusalem, possédait son douaire. Dans l'intention de protéger les ennemis du comte de Flandre Charles le Bon. et surtout de Guillaume d`Ypres, son neveu, ?ls de Philippe et d'une mère dorigine ílamingc, cette princesse tenait les Flamings en guerre continuelle; mais Charles le Bon rassemble
      ses armées et dissipa ces discordes intestines. `
      « Le comte de Flandre, par un dessein digne de sa sagesse, voulut, dit Gualhert assurer le repos public et affermir les lois dans ses États. ll décida que personne ne paraîtrait plus armé soit sur les places de marché, soit près des châteaux, et que quiconque ne se con?erait pas dans la sécurité générale serait puni par ses propres armes : les lois et la justice devinrent la simple loi des hommes. Ces défenses s'appliquaient aux populations saxonnes des bords de la mer; elles excitèrent au plus
      haut point la colère des Flamings. ll leur semblait que si on ne leur permettait pas d`assouvir leurs ardeurs batailleuses. le salut du comte et leur propre salut ne pouvaient plus s'accorder.
      Parmi ces karls saxons, sur lesquels avait pesé si longtemps un joug odieux, il n`en était pas dont 1'élévation eût été plus rapide, mais aussi moins irréprochable que celle du prévôt Bertulf et de son frère Lambert. Leur père Erenbold, simple karl de Furnes, libre de race, mais serf de condition, confondu parmi les serfs du comte était homme d'armes de Boldram, châtelain de Bruges, qui avait pour femme Dedda ou Duva. Une expédition militaire fut ordonnée en Flandre; les Flamands se rendirent, tant à cheval que sur des navires, au lieu désigné pour le combat. Au
      moment où Boldran et Erenbold son homme d`armes, ainsi que plusieurs autres chevaliers, se disposaient au combat, la nuit survint et les navires furent obligés de jeter l`ancre au milieu de l'Escaut en attendant le jour. Erenbold avait des relations adultères avec la femme de son seigneur et maître, le châtelain Boldram, et cette femme avait, dit-on, promis à son amant la vicomte de Bruges si, par hasard, son
      mari mourait bientôt. Depuis lors Erenbold pensait sans cesse aux moyens de faire périr son seigneur. Il trouva l'occasion propice pendant cette nuit passée sur l`Escaut.Pro?tant d'un moment où le châtelain se tenait seul à l'extréimité du navire, il le précipita dans les flots. Le reste de léquipage dormait, et nul ne sut ce qu`était devenue la victime, qui mourut sans laisser de postérité.
      Après son retour, Erenbold épousa la veuve du châtelain, et à l`aide de ses richesses acheta la vicomté de Bruges.
      Bertulf, ?ls d'Erenbold, dont le domaine était situé à Ramscappelle, étant simple chanoine de Saint-Donat, avait eu également recours à la simonie pour s'emparer de la dignité de prévôt de Saint-Donat et de chancelier de Flandre, dont il avait dépossédé le vertueux Liedebert.
      A son départ pour la première croisade Robert de Jérusalem commit Bertulf, prévôt de Saint-Donat, pour adjoint et collatéral à Clémence, comtesse de Flandre et à son fils dans le gouvernement du comté.
      Bertulf était également considéré à la cour de Baudouin. C'est lui qui s'empressa de proclamer la trêve de Dieu et la paix demandée à ce prince au chateau de Vinendael par Jean de Praet.. Mais Charles le Bon avait des motifs pour ne pas favoriser Bertulf. Ces motifs résidaient surtout dans son amour pour l'équité, dans l`appui que la comtesse Clémence avait ouvertement accordé au batard d'Ypres pour lui faciliter l'accès à la succession de Baudouin et dans les intelligences que Bertulf entretenait avec Clémence et avec Guillaume d`Ypres.
      Gautier de Straten fut marié à Edwine, fille de Richard de Woldman. et eut pour successeurs :

      1° Richard de Straten. (Suit, IV.)
      2° Hugues
      3" N... de Straten, vivant sous le règne de Philippe d`Alsace.