Ansoud Ier LE RICHE

Ansoud Ier LE RICHE

Masculin


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  • Nom Ansoud Ier LE RICHE 
    Autre nom "Ansoud l'Auxerrois" 
    Genre Masculin 
    Origine de la donnée Meresse-Philippe 
    Origine de la source Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais -tome XXX -Fontainebleau -1912 
    ID personne I117563  Généalogie Méresse et Facon
    Dernière modif. 13 nov 2025 

    Père Lisiard LE RICHE 
    ID Famille F11817  Feuille familiale  |  Tableau familial

    Famille Raingarde DE DIJON,   n. vers 0915, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieud. vers 0960, ?, ?, , ?, ?, Trouver tous les individus avec un évènement dans ce lieu (Âgé de ~ 45 ans) 
    Enfants 
    +1. Ansoud II LE RICHE
    ID Famille F11125  Feuille familiale  |  Tableau familial
    Dernière modif. 13 nov 2025 

  • Notes 
    • #Générale#ANSOUD I le RICHE, dit ANSOUD l'AUXERROIS, vicomte d'Auxerre. [Lu dans Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome XXX, Fontainebleau, 1912] : Ansoud épousa Raingarde, ancienne maîtresse de Hugues le Grand, à la suite de circonstances qu'il est bon de rappeler. Le roi Raoul étant mort sans enfants, Hugues le Grand s'empara de la haute Bourgogne; en 937, il institua comme vicomte de Sens un de ses officiers nommé Promond, et après sa mort, en 949, il fit du fils aîné du vicomte le premier comte héréditaire de Sens. Que décida-t-il pour Auxerre? Il dut agir de même, mais l'histoire ne nous a point conservé le nom du lieutenant qu'il y établit; peut-être accorda-t-il cet honneur à Ansoud. En effet, de Raingarde, sa concubine, Hugues eut un enfant naturel, Herbert, qui devint évêque d'Auxerre le 8 janvier 971 et mourut le 28 août 996. Heribertus, Francigena, filius Hugonis ducis cognomento Magni, ex concubina Raingarda nomine, nobilitatem paternam materna disparitate obliquavit [Gesta pontificum Autissiodorensium, apud Duru, Bibliothèque historique de l'Yonne, I, p. 382]. Or à ce prélat succéda Jean, né à Auxerre, d'Ansoud et de Raingarde : il semble difficile de ne pas identifier la femme d'Ansoud avec la maîtresse de Hugues le Grand. Joannes, natione Aulissiodorensis, patre Ansaldo, matre Raingarda, parentibus quidem mediocribus editus... mentis nobilitate excellenter viguit [Gesta pontificum Autissiodorensium, apud Duru, Bibliothèque historique de l'Yonne, I, p. 384]. Venant d'écrire la biographie d'Herbert, plus illustre par l'éclat de sa naissance que par ses vertus, le chroniqueur a trouvé la famille de Jean moins brillante, mais il s'est empressé de vanter son génie : l'antithèse pour être laudative ne saurait impliquer la bassesse de son extraction. Ansoud résidait donc à Auxerre pour que son fils ait été réputé Auxerrois, nations Autissiodorensis. Sans doute, à la mort de Hugues le Grand, en 956, Raingarde fut pourvue de notables revenus dans le comté d'Auxerre ; mais sa situation ne suffirait pas à justifier l'expression du chroniqueur. Ansoud, chargé par son mariage avec Raingarde de parfaire l'éducation de son beau-fils Herbert, frère de Hugues Capet et de Henri, duc de Bourgogne, dut occuper à Auxerre une charge importante, telle que celle de vicomte, ce qui ne répugnerait point avec ce que nous savons de Lisiard. D'ailleurs, le nécrologe d'Auxerre [Lebeuf, Mémoires sur la ville d'Auxerre (édit. Challe), t. IV (aux 18 août et 3 mars)] malheureusement très incomplet, mentionne un Gautier, vicomte, et un Lisiard, chanoine de la cathédrale, prénoms très usités dans la postérité d'Ansoud. Il ne serait donc pas téméraire de présumer qu'Ansoud fut vicomte d'Auxerre ; ainsi, il aurait succédé aux descendants de Renaud de Vergy, que Richard le Justicier y avait implantés : ce détail, comme on va le voir, a son importance. Les évêchés étaient parfois considérés comme des biens patrimoniaux, et il n'est pas rare de voir un siège occupé durant plusieurs générations par des clercs de la même famille. Or, après Jean, fils d'Ansoud et de Raingarde, l'évêché d'Auxerre fut donné à Hugues [Voir la généalogie des vicomtes de Dijon dans F. Lot, Les derniers Carolingiens, p. 324 et suivantes. - J.L. Bazin, Les comtes héréditaires de Chalon-sur-Saône, pp. 18-40], fils de Lambert, comte de Chalon, et petit-fils de Robert, vicomte de Dijon. D'autre part, au mois de décembre 958, branche le RICHE de PARIS - 3 avec sa femme Engeltrude et son fils Lambert, Robert, vicomte de Dijon, donna à Saint-Benoît-sur-Loire, pour le repos de l'âme de Raingarde, la chapelle Notre-Dame sur l'Arroux, au pays d'Autun, avec ses serfs et ses dépendances, et ce qu'il possédait à Mauny [Pérard, Recueil de plusieurs pièces servant à l'histoire de Bourgogne, page 39. - Prou et Vidier, op. cit., p. 131]. Le nom de Raingarde, assez rare d'ailleurs, ne saurait viser la concubine de Hugues le Grand, qui se remaria vers la fin de 956 avec Ansoud, et lui donna plusieurs enfants ; ici il ne peut indiquer que sa mère, mère en même temps du vicomte Robert. L'identification nous paraît d'autant plus probable que, un demi-siècle plus tard, la famille Le Riche détenait la vicomté de Dijon après extinction des héritiers directs de Robert. En 1006, Humbert de Mailly tenait la ville et le comté de Dijon en fief de Hugues II de Beaumont. Humbert, le plus puissant seigneur du pays, avait épousé Anne, fille aînée de Garnier, sire de Sombernon, d'une ancienne et illustre maison fondue depuis dans la branche puînée des ducs de Bourgogne ; s'il faut en croire l'historien de l'église de Dijon [Fyot, Histoire de l'église abbatiale et collégiale de Saint-Etienne de Dijon, pages 17 et suivantes], il était apparenté à la famille de Vergy. Quoi qu'il en soit, il eut comme vicomte son cousin Guy Le Riche : tous deux se distinguèrent en 1015 par leur vaillance, en défendant la ville de Dijon assiégée par le roi Robert. Dominus Humbertus de Malleio et venerabilis uxor ejus Anna hujus provinciae nobiliores custodiam Divionensis castri et regimen terrae a comite Bellimontis Hugone tenebant, principante secum suo consanguineo Guidone agnomento Divite, Divionensi vicecomite [Fyot, op. cit., page 19 - Historiens de France, X, page 382 - F. Amanton, Précis historique et chronologique sur l'établissement de la commune et des vicomtes mayeurs ou maires de Dijon, tome VII, 1873, page 7]. La présence à Dijon de cette branche de la famille Le Riche, où les prénoms caractéristiques de Guy, Gautier, Garnier se rencontrent, la succession des évêques d'Auxerre, la fondation pour Raingarde par un vicomte de Dijon, nous amènent à considérer la femme d'Ansoud comme sœur du vicomte Robert. Il serait très intéressant de préciser le degré de consanguinité qui unissait Guy Le Riche à Humbert de Mailly, et par lui à la famille de Vergy : malheureusement ni les cartulaires de Dijon, ni Pérard, ni Fyot ne nous apprennent rien à ce sujet. Les nombreuses possessions qui échurent à Ansoud, tant par la dot de sa femme que de son propre chef, lui méritèrent auprès de ses contemporains le surnom de Dives, Le Riche. Le crédit de son beau-fils, Herbert, dont l'éducation lui fut confiée et qui resta en relations avec la cour ducale, achevèrent la fortune d'Ansoud. Son dévouement à la cause des Capétiens ne saurait faire de doute et se déduit des honneurs accordés à ses enfants ; mais son rôle est peu connu. De son union avec Raingarde de Dijon, postérieure au 16 juin 956, Ansoud Le Riche eut au moins cinq enfants : Ansoud , Lisiard, Jean, Mainard et Raoul. Lisiard [J. Depoin, Essai sur la chronologie des évéques de Paris, p. 17] devint évêque de Paris vers 984 ; il mourut le 19 avril 989 et fut inhumé à Saint-Germain-des-Prés. Par un diplôme sans date (vers 984), Lothaire et son fils Louis V, roi associé, à la prière de la reine Emma, du duc Hugues Capet, des éminents prélats Auberon de Reims et Giboin de Châlons, déclarent approuver différentes concessions en faveur du chapitre de Notre-Dame, notamment le don personnel qu'a fait Lisiard, ex proprio dominio, sine sua successorumque suorum vendicatione, des autels de sept paroisses, Clacy, Itteville, Rozoy-en-Brie, La Celle et Vernou, Machault et Samois, Mitry-Mory, enfin Viry-Châtillon. Puisque Lisiard jouissait en pleine propriété de ces nombreux bénéfices, il faut en conclure, dit M. Depoin, "qu'il appartenait à une famille possédant les terres où se trouvaient les autels donnés et les dîmes détachées de leur affectation paroissiale primitive. Or la dîme de Viry était aux mains de Guy Lisiard de Montlhéry et ce personnage avait pour père Lisiard, fils d'Ansoud II et de Reitrude, fondateurs de Saint-Denis de la Châtre, sous le roi Robert II ". Jean, dont nous avons rapporté la filiation d'après les Gestes des évêques d'Auxerre, étudia sous le célèbre Gerbert à côté de Robert, le futur roi de France ; revenu comme écolâtre dans sa ville natale, il forma d'excellents élèves ; il défendit Arnoul, archevêque de Reims, devant plusieurs conciles en 991, et s'en acquitta avec honneur. Il était archidiacre lorsque Herbert, son frère utérin, étant mort, il fut choisi pour lui succéder sur le siège d'Auxerre le 8 avril 997. Il mourut le 21 janvier 999 et fut enterré, selon son désir, sous la gouttière de la basilique de Saint-Germain [L'obituaire d'Auxerre porte au 21 janvier la mention : "Joannes humilis episcopus migravit ad Dominum, vixitque in episcopatu ann. I, menses XI, dies totidem."]. On a vu qu'il fut remplacé par Hugues de Chalon que nous croyons son cousin. Ménard devint abbé de Saint-Maur-des-Fossés et se signala par une conduite peu en harmonie avec son état ; la chasse, le luxe avaient pour lui plus de charmes que les austérités du cloître. Des plaintes arrivèrent aux oreilles de Bouchard, comte de Paris, celui là même qui épousa Elisabeth, fille de Lisiard. Pour remédier aux abus, Bouchard fut nommé avoué de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés ; il en confia la direction au célèbre propagateur de la réforme clunisienne, Saint Mayeul, et à quelques autres religieux qu'il prit soin d'aller chercher lui-même en Bourgogne. L'ancien abbé des Fossés, Ménard, fut relégué au prieuré de Glanfeuil ou Saint-Maur sur-Loire. Il méritait cette disgrâce par son administration coupable ; il avait laissé les champs en friche, si bien que saint Mayeul dut solliciter du roi la donation du village de Maisons pour subvenir aux besoins les plus pressants (20 juin 989). Abbas Magenardus, quia, ut diximus, nobilis progenie erat (ex sanguinitate enim Ansoaldi Divitis Parisiace civitatis existebat), in cenobio sancti Mauri quod Glannafolium dicebatur, transmissus est ut ibidem pastor fratrum illic, degentium existeret [Eudes de Saint-Maur, Vie de Bouchard, pp. 7 et 11 ; XIV et XXIV]. Ménard fut épargné à cause de sa famille, sans doute, mais surtout parce qu'il était sinon le neveu, du moins un proche parent de la femme de Bouchard. Il termina sa vie à Glanfeuil et y fut inhumé devant le crucifix de l'église. branche le RICHE de PARIS - 4 Enfin Raoul aurait été envoyé dans la ville de Senlis qui, suivant le témoignage de l'historien Helgaud, était une des principales résidences des premiers Capétiens avec Paris, Orléans, Dijon, Auxerre, Avallon, Melun et Étampes [Historiens de France, X, p. 109]. Il vécut sous Hugues Capet et sous Robert le Pieux, suivant un texte du cartulaire de Saint-Bertin, signalé par Duchesne en tête de sa généalogie des Bouteillers de Senlis [Duchesne, Histoire des Bouteillers de Senlis]. En 1066, le Monasticon Anglicanum indique deux preux chevaliers, Garnier Le Riche et Simon de Senlis, fils de Raoul Le Riche, Garnerius diclus Le Riche et Simon de Seenlys filii Raundoel Le Riche [Monasticon Anglicanum, I, p. 679]. Les différents rameaux de la famille Le Riche de Senlis ont été étudiés par plusieurs auteurs ; en dernier lieu, M. Depoin a traité cette généalogie d'une façon magistrale, et précisé beaucoup de points effleurés par ses devanciers. Nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs aux pages qu'il lui a consacrées [J. Depoin, Cartulaire de Saint-Martin de Pontoise, pp. 278 et suivantes]. X après 956 avec Raingarde de DIJON, ancienne maîtresse de Hugues le Grand [voir dynastie des ROBERTIDES ], fille de Raoul, comte de Dijon, et Ne.. Raingarde (décédée avant 958)