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- #Générale#La franche brassine de Baillonville.
Procès de la bière à Baillonville XVII et XVIII' siècles
Sous l'ancien régime, le chemin Royal de Marche à Huy franchissait Veau d'Heure sur un pont de bois à Baillonville puis dès 1751, sur un pont de pierre à trois arches (construit par Hubert Joseph Boreux). En cet endroit, se trouvait une barrière, perception pour taxer le charroi venant du Duché de Luxembourg. Le pont franchi, le voyageur apercevait à gauche le château entouré de douves que précédait l'immense basse-cour et vraisemblablement lui faisant face la taverne attestée lors des reliefs effectués en 1429, ...1712.
En 1510, le seigneur Jean de Waha, accense la taverne, la brassine et les bâtiments annexes à Englebert Bocquia, sa femme et leurs héritiers. Cette brassine dite "franche brassine" paie un cens de 12 florins 12 patars Brabant annuels plus 12 tonnes de bière "hoppe" (mesure comble) à raison d'une tonne par mois. La brassine passe, au début du 17' siècle, à Henry Gille de Lavai, échevin, Jean Develette (1673) Claude Develette (1675). En ces temps troublés, une seule taverne paraît insuffisante, car bientôt une maison brassine puis d'autres tavernes surgissent. Les Develette se sentent lésés car selon l'ancienne convention ils ont seuls le droit de fabriquer et de vendre de la bière. Le seigneur exige le droit d'abrocage non prévu par la convention. Les Develette refusent. Trois sentences sont rendues par la justice de Liège en faveur du plaignant. Mais elles ne sont pas observées. La cour de justice de Baillonville soutient le seigneur. Et ainsi de suite, en 1773, le notaire Bléret s'occupe de l'affaire. Celui-ci conclut que la vente de 1510 s'est faite devant une cour censale, qu'il ne peut être question de "banalité" pour la brassine, par conséquent de droit d'abrocage.
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